Portfolio virtuel 2005-2008

lundi 19 mai 2008

Sens


Sens ou comment ça se passe dans ma tête quand je réfléchis de façon existentielle :
Cette peinture est en lien avec les cinq sens de l'humain : la vue, l'ouie, l'odorat, le toucher et le goûter. Les sens sont liés aux passions, aux souvenirs et à la pensée. La pensée amène la réflexion et le rêve. La réflexion amène une discussion sur la perte d'un sens : comment le prend-on lorsqu'un de nos sens devient défaillant ou totalement disfonctionnel? Les autres sens prennent la relève et s'amplifient pour combler le manque. Le rêve pour sa part est fantasmagorique, comme un voyage qui nous mène des fois avec notre gré, souvent on se laisse guider, dans un monde souvent différent de la réalité, où on est bien la plupart du temps, sinon on crie et on se réveille. C'est un repos de la pensée.
La pensée est l'âme et l'âme est recouverte de l'enveloppe corporelle. L'âme est prisonnière du corps et lorsqu'elle se libère, les sens sont amplifiés d'une manière quasi indescriptible. L'âme devient alors vision, écoute, sensation, satisfaction, liberté.
L'enveloppe corporelle, prison de l'âme, est représentée par le plastique qui empêche la totale plénitude des sens. Les sens mis à découvert se trouvent dans un univers inconnu du corps, rappelant l'infini de l'espace. L'espace rappelle les constellations, les étoiles. Les étoiles rappellent être dans la lune. Etre dans la lune rappelle à un monde fantasmagorique. Un monde fantasmagorique rappelle le rêve. Le rêve rappelle la pensée. La pensée rappelle les sens.
Année de réalisation : 2007

Arabesque

Cette peinture aux allures ludiques fait penser à l'amusement, au bonheur, à la joie, à la simplicité, et pourtant son opposé s'y trouve : la rigueur, la vigilance, l'instant crucial et décisif. En regardant bien l'oeuvre, on y remarque deux personnages de cirque, dux acrobates, dont les corps sont les cercles et les membres, les lignes. Leur position rappelle un trapéziste qui lance sa compagne à bout de bras afin qu'elle s'accroche à un autre trapèze. Vont-ils réussir leur coup? Cela est impossible à savoir puisque le mouvement est figé. Pourtant, il semble si gracieux que l'on souhaiterait une bonne fin pour eux.
Par contre, s'ils échouent leur tour, que va-t-il arriver? Serait-ce la fin? Il est évident de constater que les deux partis sont complices : ils s'aiment. Ils sont la dualité de chacun d'entre nous. C'est le combat - non, l'union - de ces deux partis, l'homme et la femme, qui ensemble constituent la totalité d'un être. S'ils échouent leur numéro, on aura perdu à tout jamais cette autre partie de nous que l'on tente de cacher aux autres, mais qui est nôtre.
Chacun détient l'union du bleu et de l'orangé en lui. Ensemble et de manière équilibrée, le bleu et l'orangé forment le noir, la couleur de l'absolu en peinture. Donc, c'est pourquoi en manquant de bleu ou d'orangé, il nous manque quelque chose.
Pour ce qui est du titre, 'Arabesque' se réfère à une prouesse qu'un acrobate accomplit dans un cirque, mais aussi le terme signifie tout ce qui est sinueux, tournant, cambré, rebondi. Le titre 'Arabesque' résume par le fait même la structure et la symbolique de l'oeuvre.
Le tableau a un certain côté spirituel, qui relève de l'esprit, qui lui est un être incorporel, imaginaire. L'incorporel est vaporeux et intangible, et contrarié par le granuleux, ramène notre esprit à la raison. Pour l'imaginaire, le monde fantasmagorique qui semble vouloir nous avaler. Incorporel car les formes sont troubles, indéfinies, elles ne semblent pas avoir de fin. L'esprit cite aussi une manière de penser, de concevoir, de se questionner sans cesse. Cela va-t-il bien finir pour les deux acrobates?
Année de réalisation : 2007

Voix (deuxième version)




'Voix' est le travail plus approfondi de la première version faite quelques mois auparavant. Cette eouvre traite encore une fois du féminisme, enfin de l'approbation pour la parole des femmes de notre époque au Québec. Dans l'une des sections du tableau, on perçoit la silhouette d'un couple s'embrassant, la silhouette étant définie par des paroles puissantes telle une parole de Molière tirée de sa pièce Les femmes savantes : «Quand on sait bien entendre, on parle toujours bien». Le langage du couple représenté par le baiser signifie donc l'égalité des sexes qui amène un amour plus simple et aucunement basé sur l'abus de pouvoir ou la supériorité du sexe masculin sur le sexe féminin.


Le talon cassé dans une autre section évoque la femme qui se révolte en passant par la brutalité, qui soit dit en passant, n'est pas qu'un comportement typiquement masculin. C'est la cassure, le bouleversement du modèle féminin puisque le talon haut est souvent vu comme étant un accessoire sexuel servant à attirer les hommes et attiser leur libido.


On voit quelques fois des bouches qui crient, qui hurlent même. C'est la révolte, la liberté d'expression, la force et la puissance de la femme.


En bref, la liberté de la femme évoque encore aujourd'hui pagaille, ç'a été un véritable tollé que la découverte du statut égal de la femme face à l'homme et nul ne sait où cela aboutira.


Année de réalisation : 2007

Éprise de liberté


Une peinture que j'ai modifiée à l'aide de Photoshop.
Année de réalisation : été 2007

Voix (première version)



Vers la fin de l'été, je ne me sentais pas écoutée, ni comprise... Je me demandais s'il en était ainsi pour toutes les femmes. Et de là est venue ma réflexion sur la parole des femmes et le féminisme. Est-ce une bonne condition pour les femmes et se sentent-elles véritablement égales aux hommes depuis les débuts de la défense de leurs droits en 1970?

Année de réalisation : été 2007

Destruction


Au moment de la réalisation de ce dessin, je voulais rompre avec mon passé. Je voulais me venger sans l'avoir fait, mais j'avais pris énormément de recul et il s'agisait d'une intense période de réflexion sur moi et mon avenir.
Année de réalisation : été 2007

Satin et roses



Ce dessin a été réalisé à l'aide de pastel gras. On y voit un corps féminin aux particularités exagérées. Je l'ai étiré et remodelé jusqu'à ce qu'il devienne loin de la réalité. J'ai voulu critiquer l'obsession que plusieurs femmes ont de leurs défauts physiques et qui vont les cacher avec la chirurgie esthétique. Leurs désirs, obtenir : taille de guêpe, ballons de plage, bras et jambes presque aussi minces que des aiguilles...

Année de réalisation : été 2007

Gloss no.7


J'ai réalisé ce collage avec du carton blanc découpé et collé sur un carton noir. 'Gloss no.7' est une critique de l'importance du maquillage pour les femmes en lien avec l'image qu'elles projetent aux hommes. Qui avait déjà dit quelque chose dans le genre : 'Plus les lèvres d'une femme sont rouges, plus ça fait penser aux hommes à leur .....'. Je vous laisse le soin de finir la phrase. Cela m'a révolté lorsque j'ai entendu cette phrase, et j'ai donc créé ce tableau.
Année de réalisation : été 2007

série d'images travaillées sur photoshop
















Avec ces images modifiées à l'aide de Photoshop, j'avais l'intention de faire un montage de toutes les parties (ici, il n'y en a que 5, alors que j'en ai fait 12). Je voulais ensuite m'inspirer de ce montage pour faire une peinture que je n'ai pas encore faite. Je vais sûrement m'y mettre bientôt.

Projet amorcé depuis l'été 2007




dimanche 18 mai 2008

Déflagration du coeur masculin

Cette vidéo présente un épisode dans la vie d'un homme interné et obsédé par la beauté des femmes. La femme, telle qu'il se l'imagine, est belle, idéalisée, elle est parfaite. Pourtant, l'homme ne vit que dans ses pensées, il est prisonnier de sa chambre et n'a aucun contact avec qui que ce soit. Il est victime de son imagination, cruelle imagination...

Année de réalisation : 2007

L'invitation


Ce dessin a été réalisé à l'aide d'images anamorphosées à la main, intégrées dans une mystérieuse ambiance.

'L'invitation' était à la base une situation que je me suis imaginée mettant en scène une femme (le personnage à la peau verte) et un fou (l'observateur). Celui-ci était entraîné dans le monde de folie de la dame, un monde totalement opposé au sien. Il était alors complètement désorienté, bouleversé. Il s'agissait effectivement de deux mondes totalement différents qui se confrontaient, de deux personnes perdant complètement leurs moyens, se trouvant désarmées face à une telle situation.

'L'invitation', après mûre réflexion, est devenue une invitation dans mon monde imaginaire. J'ai fait ce projet sous l'emprise d'une immense colère (pas face au projet lui-même, mais face à un dur événement de ma vie privée), et j'ai voulu représenter les tréfonds de mon âme par la noirceur de l'ambiance. Le personnage à la peau verte est moi posant à mon bal de finissants avec ma super belle robe que ma soeur m'avait confectionnée. J'ai voulu être dans mon oeuvre car il s'agissait bel et bien d'un problème dans ma vie, comme si j'invitais le spectateur à essayer de me comprendre en m'ouvrant à lui.

L'ambiance mystérieuse porte à réflexion. Pourquoi le pot de fleurs lévite-t-il sur la table? Pourquoi y a-t-il ce fameux dessin de la femme se regardant dans son miroir qui forme un crâne en regardant de plus près, accroché au mur? Qu'est-ce qui se trouve dans l'obscurité derrière la table? Tant de questions qui pourraient demeurer sans réponses. Seulement le tout représente tous mes visages, même ceux que je ne connais pas. Sans entrer dans le cliché, le tableau à double interprétation représente mes deux pôles actifs en perpétuelle opposition couramment. C'est l'image que je projète aux gens, versus cette face cachée que je ne montre tout simplement pas parce que je ne veux pas la connaître. C'est en même temps mon côté idéaliste et immature versus mon côté terre-à-terre. C'est mon combat entre jeunesse et maturité. Entre jeux et responsabilité. Bref, cette dualité qui me court toujours après. Le pot de fleurs en lévitation démontre aussi ma superficialité qui m'aide souvent à avancer dans les moments difficiles, mais qui me bloque aussi à certains moments lorsque je dois passer aux choses sérieuses. Et ce qui se passe dans l'obcurité sans fin au fond de la salle? Je ne sais pas moi-même. C'est une partie de moi encore inconnue, comme le fond du baril que je n'ai pas encore rencontré et que je veux éviter à tout prix.


Année de réalisation : 2006

Sculpture virtuelle


Cette sculpture a été réalisée par agencement d'objets divers numérisés préalablement, le tout travaillé à l'aide du logiciel Photoshop.
Année de réalisation : 2006

Une de mes premières oeuvres au Cégep...un début!

Ce projet a été réalisé à partir de plusieurs images choisies préalablement, puis jointes en un tout sur Photoshop. Ensuite, tout a été retravaillé à la main sur le même logiciel, jusqu'à obtention du résultat final.
Année de réalisation : 2005